About this work
Concerto pour piano n° 5 de Beethoven, "Concerto de l'Empereur" est une œuvre impressionnante du répertoire classique, composée en 1809, pendant les tumultueuses guerres napoléoniennes.
En août 1808, Beethoven reçut une offre lucrative de Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon et roi de Westphalie, pour devenir Kapellmeister à la cour de Cassel. Cependant, l’archiduc Rodolphe, le prince Kinsky et le prince Lobkowitz s’engagèrent à lui verser une pension royale afin de le retenir à Vienne. Beethoven accepta cette proposition et commença à composer son cinquième concerto pour piano, qu’il dédia finalement à l’archiduc Rodolphe, qui était aussi son élève, son ami et son mécène. Le concerto fut probablement entamé fin 1808 et achevé en avril 1809.
Ce concerto dégage une ambiance majestueuse et héroïque indéniable. Il fut achevé alors que Beethoven luttait contre sa surdité croissante et que Vienne était assiégée par les armées de Napoléon, ce qui rend sa puissance et sa grandeur d’autant plus remarquables.
Le concerto s’ouvre sur une cadence de piano puissante et surprenante, inhabituelle pour l’époque, comme si Beethoven voulait mettre le soliste en avant dès les premières notes. Le premier mouvement, Allegro, est grandiose et triomphant, avec des harmonies riches et un dialogue brillant entre le piano et l’orchestre. Le deuxième mouvement, Adagio un poco moto, est une réflexion calme et presque intemporelle, avec une mélodie sereine qui s’épanouit comme une promenade nocturne. Sans interruption, il s’enchaîne avec le troisième mouvement étincelant, Rondo : Allegro, une structure en sept parties qui se termine dans une jubilation triomphante.
Bien que le surnom "Concerto Empereur" ne provienne probablement pas de Beethoven lui-même, il reflète à juste titre la grandeur et la puissance de l’œuvre. Les musicologues s’accordent toutefois à dire qu’il n’existe aucune véritable connexion impériale avec ce concerto.
Des preuves récemment découvertes suggèrent que l’Archiduc Rodolphe interpréta le concerto en tant que soliste dans le palais du prince Lobkowitz en janvier 1811. La première représentation publique eut lieu à Leipzig en novembre 1811 avec le Gewandhaus Orchester, mais sans Beethoven au piano — sa surdité avancée rendant toute prestation impossible. Pourtant, ce concerto est considéré comme l’une des expressions les plus personnelles et puissantes de son génie, une œuvre qui continue d’inspirer pianistes et auditoires. La première à Vienne eut lieu en février 1812, avec Carl Czerny, élève de Beethoven, comme soliste. Felix Mendelssohn joua l’œuvre en juin 1829 en Angleterre.
Anecdote
# Pendant qu’il composait son Concerto pour piano n°5, Beethoven se trouvait à Vienne, assiégée par les armées de Napoléon. Pour protéger ses oreilles du bruit des canons, il entourait sa tête de coussins tout en poursuivant son écriture. Il est remarquable qu’en une époque si tourmentée, il ait créé une œuvre héroïque et grandiose, comme s’il célébrait la résilience de l’esprit humain et proclamait une victoire musicale sur les misères de la guerre. Bien qu’il n’ait pas pu l’interpréter lui-même en raison de sa surdité croissante, ce concerto demeure un monument de sa résilience et de son génie.
# Franz Liszt interpréta ce concerto de nombreuses fois au cours de sa vie. Lors d’un concert en 1877, en présence du jeune Ferruccio Busoni, âgé de 11 ans, Liszt joua avec neuf doigts en raison d’une blessure à la main gauche. Apparemment, Busoni fut le seul à remarquer cela, et avec une certaine déception.
Volledig werk (3 bewegingen)
€105
Dit concerto bevat de volgende delen:
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AllegroSolist
- piano (Pianoforte)
Instrumenten- fluit (Flauto I I)
- hobo (I I)
- klarinet (Clarinetto I in Si b / B B)
- fagot (Fagotto I I)
- hoorn (Corno I in Mi b / Es s)
- trompet (Clarino I in Mi b / Es s)
- pauken (in Mi b- Si b / Es-B)
- viool (Violini I I)
- altviool (Viole)
- cello (Violoncelli)
- contrabas (Contrabbassi)
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Adagio un poco motoSolist
- piano (Pianoforte)
Instrumenten- fluit (Flauto)
- hobo (I I)
- klarinet (Clarinetto in La / A)
- fagot (Fagotto I I)
- hoorn (Corno I in Re / D D)
- pauken (in Mi b- Si b / Es-B)
- viool (Violini I I)
- altviool (Viole)
- cello (Violoncelli)
- contrabas (Contrabbassi)
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Rondo. Allegro, ma non troppoSolist
- piano (Pianoforte)
Instrumenten- fluit (Flauto I I)
- hobo (I I)
- klarinet (Clarinetto I in Si b / B B)
- fagot (Fagotto I I)
- hoorn (Corno I in Mi b / Es s)
- trompet (Clarino I in Mi b / Es s)
- pauken (in Mi b- Si b / Es-B)
- viool (Violini I I)
- altviool (Viole)
- cello (Violoncelli)
- contrabas (Contrabbassi)